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	<title>Librairie Goussainlivres &#187; Goussainville</title>
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		<title>Goussainlivres</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 06:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nico</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Goussainville]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est une librairie généraliste qui propose l’achat, la vente, le négoce et le courtage de livres anciens et d’occasion, ainsi que de vieux papiers. Nous proposons également un service de recherche de livres épuisés et leur vente par correspondance. Les livres neufs sont aussi disponibles à la commande, selon la quantité souhaitée (hors livres scolaires).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="color: #993300;">La  Librairie&#8230;</span></h1>
<p style="text-align: justify;">GOUSSAINLIVRES  est une librairie généraliste qui propose l’achat, la  vente, le négoce et le courtage de livres anciens et d’occasion, ainsi  que de vieux papiers.</p>
<p style="text-align: justify;">GOUSSAINLIVRES  est installée depuis mars 1997, à 25 Kms de Paris, au  Vieux Pays de Goussainville, dans des locaux mis à disposition par les  Aéroports De Paris (A.D.P.), afin de soutenir un projet de village du  livre mené par M. Philippe FERRY, libraire à Auvers &#8211; sur &#8211; Oise. Ce  projet est encore à l’étude, tant au niveau d’A.D.P. qu’au niveau  municipal (1997)</p>
<p style="text-align: justify;">L’agencement  est maintenant terminé. Il y a sept grandes pièces thématiques, près de  700 mètres de rayonnage, qui regroupent les rayons Littérature, Poésie,  Théâtre, Etudes littéraires, Beaux livres, Bandes dessinées, Histoire,  Erotisme, Récits d’aventure et de voyage, Politique, Sciences Humaines,  Sport, Langues, Cuisine, Cinéma et Religion. La clientèle visée est un  public d’amateurs de livres épuisés. La variété des titres et des prix  pratiqués permet à une clientèle moins exigeante de trouver son bonheur,  dans une ambiance conviviale.</p>
<p style="text-align: justify;">GOUSSAINLIVRES propose également un service de recherche de livres  épuisés et leur vente par correspondance. Les livres neufs sont aussi  disponibles à la commande, selon la quantité souhaitée (hors livres  scolaires).</p>
<p style="text-align: justify;">Reprenant  un programme d’animation déjà mis en place, la librairie s’offre  d’accueillir des expositions temporaires ainsi que des animations autour  du livre. Les expériences précédentes ont démontré l’intérêt manifesté  par ce type d’événements dans un tel lieu et sont sources d’intégration  dans le tissu culturel local. Ces animations se font en partenariat avec  la municipalité et l’Association de Défense et de Sauvegarde du Vieux &#8211;  Pays ( A.D.S.V.P.).</p>
<h1><span style="color: #993300;">&#8230; Et son  histoire</span></h1>
<p style="text-align: justify;">L’endroit  mérite le détour et est surprenant : maisons anciennes, aveugles,  église classée du XVIème, muette, environnement sonore ultra &#8211; moderne.  Le parc communal qui jouxte l’église offre un endroit idéal pour le  pique – nique et permet d’apprécier le décollage ou l’atterrissage des  avions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les  Murs de la librairie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les  murs de la maison qui abrite GOUSSAINLIVRES  sont imprégnés  d’histoire. Au début du XIX ème siècle, ils font corps avec ceux d’une  vaste ferme de type francilien traditionnel, comportant maison de  maître, serre d’agrément, parc privé, jardin potager avec, autour de sa  cour intérieure, granges et écuries. Celles-ci, nous disent les Archives  de PONTOISE, ont pu accueillir jusqu&#8217;à seize chevaux. Actuellement  encore, tout le premier étage du bâtiment  se trouve sous une charpente   aux poutres impressionnantes, qui témoigne du solide passé paysan de  l’ensemble. Au fond de la cour, dans une grange, il existe même un  souterrain à stalles latérales, long d’une vingtaine de mètres,  aujourd’hui obstrué, qui menait, paraît-il, jusqu&#8217;à l’église ! L’avant &#8211;  dernier propriétaire de cette ferme, Hyacinthe DRUJON, maire de la  commune au début du XX ème siècle, a donné son nom à la place. Lorsque  sa veuve vend la propriété, en 1919, celle-ci va changer quelque peu de  destination.</p>
<p><strong>La  Caverne aux Livres au Vieux-Pays</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’idée  de créer un village du livre en région parisienne vient à un  libraire d’Auvers sur Oise, M. Philippe Ferry. Connaissant la situation  de délaissement du Vieux-Pays de Goussainville, il entreprend auprès des  Aéroports De Paris, en 1995, des démarches pour ouvrir une première  librairie. ADP mettent à disposition l’ancienne maison des cressonniers,  qui retrouve alors une seconde vie, grâce à une subvention.</p>
<p><img title="chantier-restauration-goussainlivres" src="http://www.goussainlivres.com/librairie/wp-content/themes/mimbo2.2/images//2009/01/chantier-restauration-goussainlivres.jpg" alt="Goussainlivres : Association Terre-Plein" width="360" height="235" /></p>
<blockquote><p>En  octobre 1996, le chantier de restauration est pris en charge par une  association de réinsertion de Goussainville, Terre-Plein.</p></blockquote>
<p><img title="inauguration-goussainlivres-1997" src="http://www.goussainlivres.com/librairie/wp-content/themes/mimbo2.2/images//2009/01/inauguration-goussainlivres-1997.jpg" alt="Inauguration : 7 mars 1997." width="360" height="250" /></p>
<blockquote><p>L’inauguration  a lieu le 7 mars 1997.</p>
<p>Le lieu  est pris en charge par M. Nicolas MAHIEU , qui, dans le cadre d’un  C.I.E., s’est occupé de la mise en place du fonds et de la vente. A la  fin de ce contrat, avec l’aide de M. FERRY, il souhaite alors prendre le  relais et parier sur l’avenir du village du livre.</p></blockquote>
<p><strong>«  Goussainlivres »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il crée  en 2003 GOUSSAINLIVRES qui est, à ce jour, la seule librairie que  compte le village.  Avec 700m de rayonnage, il est proposé au prix de  l’occasion de nombreux ouvrages. Le fonds est constitué de près de 30  000 titres. Le paysage des librairies d&#8217;occasion a beaucoup évolué ces dernières années avec l&#8217;apparition des sites de vente sur Internet : les points de vente se sont raréfié au point qu&#8217;il n&#8217;y a plus que deux librairies d&#8217;occasion sur le Val d&#8217;Oise ! Le réflexe est acquis d&#8217;acheter ses livres sur le net. Mais GOUSSAINLIVRES reste et résiste. Le fond est mis en ligne depuis 2007 sur PriceMinister. Ce site est en soi une vitrine sur les activités de la librairie. A quand des musées du Livre !!</p>
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		<title>Les Cressonniers</title>
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		<pubDate>Sun, 23 May 2010 07:46:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nico</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[cressonnières]]></category>
		<category><![CDATA[Goussainville]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[La création des cressonnières industrielles remonte aux premières décennies du XIX ème siècle et celle-ci est alors en friche. Elle sera déjà remise en état quand la première guerre éclatera et ne tardera pas à s’agrandir. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="color: #993300;">Courage et   savoir-faire</span></h1>
<p style="text-align: justify;">« C’est  la famille franco &#8211; belge TONNEAU &#8211; SAVOURET, qui s’installe en 1916,   au 16, place Hyacinthe DRUJON. Cette famille, qui a déjà tenu, depuis  1896, la cressonnière de DUGNY , a acheté en 1910, à l’autre bout du «  Vieux &#8211; Pays », une cressonnière et des terres pour le maraîchage.<br />
La création des cressonnières industrielles remonte aux premières  décennies du XIX ème siècle et celle-ci est alors en friche. Elle sera  déjà remise en état quand la première guerre éclatera et ne tardera pas à  s’agrandir. C’est un outil de travail incomparable, alimenté par les  eaux à température constante de la nappe du Soissonnais. L’eau n’y gèle  jamais.<br />
Dans les années trente, ce sera la plus belle cressonnière de la région  avec ses 100 fossés. Quant à la ferme, elle deviendra, dès 1920, une  exploitation de type maraîcher dont l’activité balance, selon la saison,  entre la culture des légumes et celle du cresson.</p>
<div>
<dl id="attachment_60">
<dt><img title="cressonniere-goussainville" src="http://www.goussainlivres.com/librairie/wp-content/uploads/2009/01/cressonniere-goussainville.jpg" alt="Cressonnière à Goussainville 1937" width="359" height="280" /></dt>
<dd>Cressonnière à Goussainville 1937</dd>
</dl>
</div>
<blockquote><p><em>En médaillon, les rénovateurs de la cressonnière : à  droite, François Tonneau (Ellezelles 1866 – Goussainville 1935), à  gauche, Emile Savouret (Dugny 1884 – Goussainville 1936). Au premier  plan, « coupeurs » en action sur leurs « planches », ramasseuses de  bottes et leurs brouettes. A l’arrière-plan, figurants armés de «  schuëls ».</em></p></blockquote>
<blockquote><p>Il faut  alors un savoir faire et un courage bien particuliers. Le métier est  très dur. Il exige une résistance peu courante pour couper par tous les  temps à genoux sur la planche, pour curer les fossés entre deux  campagnes, de la « tête » au « pied », pour schuëller quand le gel  menace et qu’il faut rabattre les tiges vertes dans l’eau pour qu’elles  ne gèlent pas à l’air libre, pour parer les paniers, pour veiller à la  maturation de la graine, à sa récolte, à sa conservation, pour semer à  la volée graines ou poudrette dans les fossés. Les semis débutaient le  cycle du cresson, en juillet. On coupait les bottes de cresson, à partir  d’Octobre, en prenant appui les genoux  sur une planche posée entre  deux ados. La botte avait la largeur de la main et était maintenue par  une tige d’osier souple. Elle était jetée sur un des ados, où on la  ramassait pour la mettre en panier. Le panier, une fois plein, était  paré avec une couronne en paille de seigle. Le cycle se terminait le 1er  mai de l’année suivante par une petite fête au cours de laquelle le  plus agile allait «planter le mai » au pignon de la grange.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout  cela se fait en famille et la production est énorme. Il n’est pas rare  qu’en une journée, on fasse jusqu&#8217;à vingt paniers de 200 bottes. La  récolte de la journée part, de nuit, vers les halles de PARIS, au pied  de l’église St Eustache. Sur place, c’est un mandataire qui assure la  vente. Les légumes, également produits en abondance, prennent le même  chemin. Ce sera Marthe SAVOURET, la « patronne » du moment, qui en  assurera elle &#8211; même la vente, sur le « carreau ». Encore un sport  nocturne qui ne sera pas de tout repos et auquel les adultes associeront  volontiers les enfants dès qu’ils sauront « compter de tête » &#8230;  histoire de préparer la relève.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu  avant la seconde guerre mondiale, s’amorce le déclin de l’entreprise  avec la mort des grands anciens, la dispersion de la famille et la perte  de son statut patriarcal. Malgré la relève qui est assurée par les  femmes pendant la longue captivité dans un stalag du dernier patron, le  courage et le savoir-faire des ouvriers, l’activité ne sera plus, après  la guerre, ce qu’elle était auparavant.. En 1967, le décès de Maurice  SAVOURET, le dernier cressonnier des lieux, entraîne l’arrêt définitif  de l’exploitation. L’aéroport de Roissy est alors en construction.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore  un petit mot, avant de clore ce chapitre, pour dire l’extrême  convivialité qui régnait chez les cressonniers. C’est dans les années  trente que Marthe SAVOURET fait construire la maison du 14, place  Hyacinthe DRUJON. Elle en a conçu le plan et surveillé les travaux. Elle  y développe ensuite un art de vivre généreux, tenant table et cave  ouvertes pour le visiteur, perpétuant l’esprit de famille, hébergeant  pendant la guerre réfractaires au S.T.O. et amie juive, dictant en 1945  la conduite humaine à tenir avec les prisonniers de guerre échoués à la  cressonnière.</p>
<p style="text-align: justify;">Espérons  que «GOUSSAINLIVRES» rendra à cette vénérable demeure, la vocation de  lieu d’accueil et de convivialité qu’elle eut pendant plus d’un demi &#8211;  siècle » (NOTE).</p>
<div>
<dl id="attachment_99">
<dt><img title="cressonniers-goussainville" src="http://www.goussainlivres.com/librairie/wp-content/uploads/2009/01/cressonniers-goussainville.jpg" alt="Goussainville – avril 1937 :  Les cressonniers." width="359" height="233" /></dt>
<dd>Goussainville – avril 1937 :   Les cressonniers.</dd>
</dl>
</div>
<blockquote><address>Un camion Unic chargé de paniers « parés » avec des  liens de seigle, prêts pour l’expédition. Au premier plan, à gauche,  Marthe Savouret ; à droite, son fils, Maurice Savouret, le dernier  cressonnier de Goussainville.</address>
<address> </address>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">L’histoire  du Vieux Pays de Goussainville et des murs qui abritent la librairie,  de même que pour les autres communes riveraines, est liée, depuis la  mise en service de l’aéroport de Roissy, à celle de cette grosse machine  qui, certes, permet l’essor économique de la région, mais est aussi  source de nuisance. Entre les deux, l’équilibre est parfois difficile à  trouver.</p>
</blockquote>
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		<title>Le Village du Livre</title>
		<link>http://www.goussainlivres.com/librairie/librairie/village-du-livre-goussainville=322.html</link>
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		<pubDate>Sun, 24 May 2009 08:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nico</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Goussainville]]></category>
		<category><![CDATA[Village du Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est l’installation programmée dans un petit village rural de librairies d’ancien et d’occasion ainsi que d’ateliers de métiers liés à la fabrication, à la restauration, à l’illustration de livres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="color: #993300;">Un  Village du Livre au Vieux-Pays</span></h1>
<h1><span style="color: #993300;">de  Goussainville ?</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><strong>Qu’est-ce  qu’un Village du Livre ?<br />
</strong><br />
C’est l’installation programmée dans un petit village rural de  librairies d’ancien et d’occasion ainsi que d’ateliers de métiers liés à  la fabrication, à la restauration, à l’illustration de livres.</p>
<p><strong>Les  pionniers</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voici  plus de trente ans, Richard Booth, un Anglais excentrique et débordant  d’imagination, assura la résurrection d’un village moribond, Hay-on-Wye,  au Pays de Galles, en y implantant une communauté du livre d’occasion. A  la fin des années 70, un bibliophile, venu du fond des bois, Noël  Anselot, lui rendit visite. Rapidement, les deux hommes se lient  d’amitié.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idée  d’un deuxième village du livre germe, mais la concrétisation s’avère  trop coûteuse et trop complexe. Pour l’heure, Noël Anselot, convertit en  librairie sur rendez-vous la fermette dont il est propriétaire à Redu,  petit village de 400 habitants au cœur de la forêt belge des Ardennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en  profite pour se remettre à l’écriture. En 1984, Gérard Valet,  journaliste curieux, est son invité pour le week-end. Il s’enflamme  devant cette « niche aux livres » et propose de s’associer à la relance  de l’idée d’un second village du livre. Il suggère de jumeler Redu et  Hay-on-Wye et d’organiser à cette occasion une grande fête du livre dont  il assurera la couverture médiatique. Le bourgmestre et les habitants  s’impliquent. Chacun mobilise son réseau de relations. Monté en moins de  six semaines, fruit d’un travail d’équipe, l’événement réunit plus de  15 000 personnes. Encouragés par ce succès prometteur, des libraires,  des artisans s’installent progressivement, engendrent de nouveaux  projets. Le village du livre devient permanent.</p>
<p><strong>Un  mouvement mondial</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis,  la réussite de Redu a inspiré des initiatives similaires dans  différents pays. En 88, les membres de l’association « Savenn Douar »  (Tremplin) de Bécherel visitent le site. De retour en Bretagne, ils  ouvrent une créperie-librairie, quelque temps plus tard, des confrères  commencent à s’installer&#8230;un nouveau village du livre est né. D’autres  verront le jour en France, à Montolieu près de Carcassonne (où Booth et  Ancelot lancent le projet en ouvrant chacun une librairie), en Suisse,  aux Pays-Bas, aux USA &#8230; et même en Asie du sud-est. Une dizaine sont  à  ce jour en fonctionnement, des projets sont en cours.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à  cette évolution, Anselot et Booth restent prudents et intègres. Ces  pionniers ne sont pas favorables à une multiplication inconsidérée des  sites. Un vrai village du livre ne doit pas pousser comme un champignon.  Ils conseillent donc d’éviter tout mimétisme pour sauvegarder  l’originalité et l’authenticité. L’un des principes essentiels est  l’éloignement des villages entre eux, chacun devant pouvoir bénéficier  d’un potentiel important de clientèle dans un rayon de 600 km.</p>
<p><strong>Vivre  et travailler au pays</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sur des  territoires touchés par l’exode rural, les villages du livre ont  transformé en réalité le slogan « vivre et travailler au pays ». Ils  permettent des créations d’emplois liés au livre, à l’art, mais aussi à  l’artisanat, à l’hôtellerie&#8230; La multiplication et la spécialisation  progressive des différentes librairies élargissent le choix pour  l’amateur et modulent les phénomènes de concurrence dans une atmosphère  conviviale.</p>
<p style="text-align: justify;">Par des  animations régulières, les villages du livre créent de nouvelles fêtes,  deviennent des lieux de rassemblements culturels. Ils participent au  développement économique également en attirant de nombreux visiteurs sur  la base d’un tourisme à thème. Bien souvent, ils permettent de  réhabiliter une partie du patrimoine. Les syndicats d’initiative voient  ainsi leur activité renforcée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils  offrent aux bibliophiles la quasi-certitude de trouver la rareté si  longtemps traquée, aux novices l’occasion de découvrir des richesses  insoupçonnées, à tout un chacun de multiples destinations pour un voyage  vers un monde empli d’aventures, d’émotions, de rêves, d’idées et de  poésie :celui des livres » (NOTE).</p>
<p style="text-align: justify;">Cet  article met en lumière les enjeux économiques et culturels d’un tel  projet. La situation du Vieux-Pays de Goussainville réunit toutes les  conditions nécessaires à l’accueil d’un tel projet.</p>
<p style="text-align: justify;">A  l’initiative de M. Philippe FERRY, bouquiniste à Auvers-sur-Oise, l’idée  est lancée de transformer le Vieux-Pays de Goussainville en Village du  livre. Le projet est ambitieux, la situation n’est pas simple car  personne n’ose se prononcer. M. Philippe VIEILLARD, président de  l’Association de Défense et de Sauvegarde du Vieux-Pays, ainsi que  beaucoup d’habitants du village s’étonnent qu’on ne pense pas d’abord à  des petits commerces. La mairie propose, dans le cadre d’une  redynamisation du Vieux-Pays, la gestion des maisons murées par une  société d’économie mixte. Les Aéroports de Paris ne prennent pas parti.  La solution viendrait plutôt du coté de l’ADEME, qui envisagerait de  constituer des îlots au fur et à mesure de l’évolution du projet. Les  habitants du Vieux-Pays ont, pour l’instant, la plus grande librairie de  livres d’occasion de la région. A quand les suivantes ? On pourrait  imaginer des librairies spécialisées, une pour chaque domaine, au prix  de l’occasion, des ateliers de reliure, de petites maisons d’édition…</p>
<p style="text-align: justify;">Ce  village du livre en région parisienne n’est pas une utopie, alors que  beaucoup de points de vente disparaissent. Il existe d’autres projets en  France, comme Redu, Bécherel ou Montolieu, les pionniers, mais aussi  Fontenoy la Joute, La Charité sur Loire ou Montmorillon. Le succès du  Marché aux Livres, Porte de Brançion dans le 15ème arrondissement à  Paris et des nombreux autres déballages mensuels dans les grandes villes  comme Lyon, Lille ou Marseille, prouve qu’il y a une demande pour ce  type d’expérience.</p>
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		<title>L&#8217;Aéroport</title>
		<link>http://www.goussainlivres.com/librairie/librairie/aeroport-roissy-charles-de-gaulle=198.html</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2009 17:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nico</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Librairie]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Goussainville]]></category>
		<category><![CDATA[vieux pays]]></category>

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		<description><![CDATA[Le village de Goussainville devient Vieux Pays et se vide alors de 80% de sa population. Les maisons sont rachetées les unes après les autres et murées. La maison des cressonniers échappe à ce sort.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><span style="color: #993300;">Roissy  Charles-De-Gaulle</span></h1>
<p style="text-align: justify;">« A la  différence de la plupart des aérodromes de province, gérés par les  chambres de commerce, l’Aéroport de Paris est un établissement public, à  caractère industriel et commercial. Créé par une ordonnance du 24  octobre 1945, il est doté de la personnalité morale et financière et  indépendante des compagnies aériennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’à  la création de l’aéroport Charles-de-Gaulle, il disposait de deux  aérodromes, Le Bourget et Orly. L’évolution du trafic aérien qui,  jusqu’à la crise pétrolière, doublait tous les cinq ou six ans,  conduisit les responsables de l’Aéroport de Paris à envisager la  création de nouvelles installations aéroportuaires dans le but de faire  face à l’évolution prévisible du trafic.<br />
La capacité de l’aéroport d’Orly était de six millions de passagers par  an en 1959. Elle pouvait être portée à dix millions, soit une capacité  annuelle de treize millions pour l’Aéroport de Paris, compte tenu de la  capacité du Bourget. Mais les prévisions pour 1985 laissant entrevoir le  chiffre de trente millions de passagers, la création d’un nouvel  aéroport fut alors envisagé.</p>
<p><strong>Le  Choix du site</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au  moment où l’Aéroport de Paris mettait en chantier l’aérogare principale  d’Orly, Orly-Sud, il concluait déjà à la nécessité de disposer d’un  troisième aéroport en région parisienne. Ses responsables souhaitaient  un aérodrome qui fût le plus près possible de Paris, afin de limiter les  déplacements terrestres des passagers et des employés. Ils estimaient  la surface nécessaire à 3 000 hectares, soit le tiers de la superficie  de Paris, le double de celle d’Orly, près de six fois celle du Bourget.</p>
<p style="text-align: justify;">En  raison du risque et des nuisances, il était indispensable que le site  choisi ne fût pas enclavé dans le tissu urbain. Il devait être bien  desservi par un réseau routier et ferroviaire et sa situation,  compatible avec les servitudes aériennes. A ce titre, il était impérieux  qu’il n’y eût pas d’interférences des couloirs d’approches avec des  aérodromes existants, que le terrain d’assiette permit la construction  de pistes orientées favorablement par rapport aux vents dominants,  dépassant trois kilomètres  de longueur, avec des variations aussi  minimes que possible.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs  sites furent envisagés, la plupart au nord de Paris. Roissy fut choisi  en raison de sa situation géographique au cœur de la plaine de France,  région plate, peu urbanisée au moment du choix, traversée par  l’autoroute A1 Paris &#8211; Bruxelles, la RN 2 et la RN 17.</p>
<p><strong>Les  Etapes de la réalisation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En  1959, l’Aéroport de Paris propose ce site aux pouvoirs publics. En 1960,  la réservation d’une superficie de 3 000 hectares est inscrite au plan  d’aménagement et d’organisation de la région parisienne (PADOG). Les  études sont alors entreprises et le conseil interministériel de 13  janvier 1964 approuve le principe de la création du nouvel aéroport. Le  22 juin 1965, un décret du Conseil d’Etat prononce la déclaration  d’utilité publique. Le projet est intégré au schéma directeur  d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne (SDAU).  Proposé  par l’Aéroport de Paris, le choix du site fut entériné par le  gouvernement sans que les populations concernées ne fussent consultées,  pas même au niveau des élus des communes du terrain d’assiette.</p>
<p style="text-align: justify;">Au  niveau technique, les études furent poursuivies par le ministère des  Travaux publics et des transports. En avril 1966, le conseil supérieur  de l’infrastructure et de la navigation aérienne émit un avis favorable  sur l’avant-projet du plan de masse du futur aéroport. En mars 1974, la  première tranche, d’une capacité annuelle de dix millions de passagers,  était ouverte au trafic ».</p>
<p><img title="Aéroport  Charles-De-Gaulle, 1980, vue aérienne vers l’est." src="http://www.goussainlivres.com/librairie/wp-content/themes/mimbo2.2/images//2009/01/aeroport-de-paris.jpg" alt="Aéroport Charles-De-Gaulle, 1980, vue aérienne vers l’est" width="360" height="230" /></p>
<blockquote><p>Aéroport Charles-De-Gaulle, 1980, vue aérienne vers  l’est.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’est à  la même époque que le plan de gênes sonores est établi. Le village  devient Vieux Pays et se vide alors de 80% de sa population. Les maisons  sont rachetées les unes après les autres et murées. La maison des  cressonniers échappe à ce sort. Vendue en 1975, elle sert tour à tour de  garage, puis de dépôt pour une entreprise du bâtiment et travaux  publics. Partout, ADP fait murer portes et fenêtres pour décourager les  squatters.</p>
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